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Lifting brachial

L'intervention a pour but de réaliser l'ablation de l'excédent de peau, de réduire l'infiltration graisseuse sous-jacente et de redraper l'ensemble.

Anesthésie et hospitalisation

CARACTÉRISTIQUES DE L'ANESTHÉSIE
Cette intervention peut être pratiquée soit sous anesthésie vigile (anesthésie locale accompagnée de tranquillisants diffusés par intraveineuse), soit sous anesthésie générale, soit sous simple anesthésie locale pour certaines situations. L'anesthésiste et le chirurgien échangeront avec le (ou la) patient(e) pour choisir une anesthésie adaptée.

TYPES D'HOSPITALISATION
Une hospitalisation en ambulatoire est possible : entrée et sortie le même jour précédée de quelques heures d'observation. Une courte hospitalisation est parfois indiquée : entrée le matin de l'intervention, voire l'après-midi de la veille, et sortie le jour suivant l'opération.

L'opération

La technique utilisée est déterminée en fonction de chaque cas et selon le chirurgien intervenant dans le but de parvenir aux meilleurs résultats. Divers procédés sont utilisés. Une lipoaspiration est réalisée pour supprimer le surplus de graisse et la partie cutanée excédentaire est retirée. L'ampleur de distension de la peau et le genre d'opération pratiquée déterminent la position et la taille de la cicatrice. Le chirurgien peut effectuer deux formes d'incisions différentes dans le même temps (ou pas) : soit verticalement, dans le sens de la longueur, au niveau de la partie interne du bras, soit horizontalement dans un sillon de l'aisselle.

Lifting brachial avec incision dans le sens de la longueur interne du bras :

Cette opération est en général pratiquée pour des motivations esthétiques (aspect cutané trop fripé au goût du (ou de la) patient(e) pour montrer ses bras) et fonctionnelles (mouvements gênés, macération et irritation de l'intérieur du bras). Les ptoses de grande ampleur sont essentiellement concernées par cette intervention. Si nécessaire, le chirurgien lipoaspire au préalable les cellules de graisse en excédent.
Il incise ensuite dans la longueur de l'intérieur du bras afin d'enlever la partie cutanée en surplus, selon la demande du (ou de la) patient(e), avec qui il aura étudié le relief et le volume de cet excédent avant l'intervention. Il faut compter environ une heure et demie pour cette opération, selon le type de correction.
Une fois l'opération terminée, le chirurgien pose un pansement comprimant. Cette opération a l'avantage d'améliorer considérablement l'aspect du bras et de réduire les gênes en supprimant les surplus cutané et graisseux. En revanche, elle présente l'inconvénient d'une cicatrice résiduelle le long de la partie intérieure du bras. La cicatrice restant perceptible, le chirurgien préconise cette technique de manière très sélective et doit impérativement bien informer le (ou la) patient(e) qui doit consentir en toute connaissance de cause.
Le praticien évite au maximum de recourir à ce procédé car celui-ci laisse une cicatrice relativement importante. Il propose le plus souvent une autre technique limitant la cicatrice résiduelle, mais dont les résultats sont moins impressionnants. Cet autre procédé consiste à inciser uniquement au niveau de l'aisselle, ou bien d'inciser et dans l'aisselle et dans la longueur, mais de façon moins conséquente (moins de 10 cm).

Lifting brachial avec incision horizontale dans le creux axillaire :

Cette technique est généralement pratiquée pour des ptoses moins importantes et situées essentiellement au niveau supérieur du bras. Si nécessaire, le chirurgien réalise d'abord une lipoaspiration, puis incise une seule fois horizontalement au niveau des sillons de l'aisselle. Il procède à l'ablation du surplus cutané de la face interne du bras (tiers supérieur) et referme la plaie en tirant la peau restante vers le haut et au niveau du creux axillaire. Cette technique présente l'avantage de laisser une cicatrice moins importante que celle laissée par le procédé avec incision verticale. Par contre, le résultat est moins impressionnant. Il faut compter environ une heure pour cette intervention.

Une fois l'opération terminée, le chirurgien pose un pansement comprimant. Moins lourde que la technique avec incision verticale, cette opération est en général effectuée en hospitalisation ambulatoire et requiert une anesthésie vigile ou une simple anesthésie locale. Le résultat de cette intervention est certes moindre que celui de l'autre technique, mais elle présente l'avantage d'être plus simple et moins lourde : elle peut donc être réitérée une ou deux fois au cours des années suivantes. Selon les souhaits du (ou de la) patient(e), les interventions secondaires permettront d'optimiser le résultat en procédant de nouveau à une ablation de la peau et en corrigeant le redrapage sans allonger la cicatrice, dissimulée dans les sillons de l'aisselle.
Une telle intervention chirurgicale est certes moins ambitieuse que la précédente mais l'un des principaux intérêts de cette technique réside dans le fait que sa simplicité et sa légèreté permettent qu'elle soit répétée éventuellement une à deux fois dans les années suivant la précédente intervention ; la pratique de cette intervention itérative permettra d'améliorer le redrapage et le résultat à chaque fois, en fonction notamment de la demande du (de la) patient(e), par une résection cutanée complémentaire, une amélioration du redrapage de la peau sans que la cicatrice ne soit allongée et notamment sans qu'elle ne sorte du creux axillaire.

Utilisation des deux techniques :

Lorsque le chirurgien utilise les deux méthodes décrites précédemment, l'intervention présente donc les avantages et les inconvénients des deux procédés, incluant la cicatrice résiduelle. Il incise alors horizontalement dans le creux axillaire et verticalement dans la partie intérieure du bras de façon restreinte (moins de dix cm)

Phase post-opératoire

Le (ou la) patient(e) peut prévoir de sortir le jour même de l'intervention ou le jour suivant. Il se peut que des bleus et un gonflement surviennent après l'opération. 10 à 20 jours sont nécessaires pour qu'ils s'atténuent progressivement. Le (ou la) patient(e) peut souffrir légèrement. Cela se traduit par quelques tiraillements et par des douleurs soudaines. Les antalgiques courants les atténueront. Il (ou elle) peut ressentir une sensation de tension sur les bords de plaie suturée. Tout geste brusque est à éviter tout au long de la phase de cicatrisation.
Un arrêt de travail est éventuellement à prévoir selon le métier exercé par le (ou la) patient(e). Si son métier n'implique pas de bouger, il peut généralement être repris quelques jours après l'opération. Il faut patienter la quatrième semaine suivant l'intervention pour reprendre le sport petit à petit. Au cours des trois premiers mois, la cicatrice est en général de couleur rose, ensuite elle s'atténue au fur à et mesure sur une période d'une à deux années. Le processus de cicatrisation est propre à chacun des patients. Pendant les trois mois qui suivent l'intervention, il convient de ne pas exposer la cicatrice ni aux rayons du soleil ni aux U.V.

Au final

Il convient de patienter 6 à 12 mois après l'opération pour apprécier le résultat. Dans la plupart des cas, le surplus de graisse et la ptose sont bien corrigés : le bras est plus esthétique et plus fonctionnel, notamment si le chirurgien a incisé en longueur. Généralement, les cicatrices restent perceptibles, sauf si elles sont camouflées dans les sillons de l'aisselle. Cette opération offre des résultats de plus en plus satisfaisants, du fait des progrès réalisés concernant les procédés utilisés et du recul qu'ont désormais les chirurgiens. Cette intervention améliore considérablement l'aspect des bras, sans toutefois atteindre la perfection. Toute demande rationnelle peut aboutir à un résultat grandement satisfaisant. Cependant, le lifting brachial est un acte chirurgical comportant des risques de complications et d'imperfections de résultats.

Attentes partiellement satisfaites

En général, si le lifting brachial est rigoureusement indiqué et effectué, le résultat obtenu est pleinement satisfaisant et correspond à ce qui était espéré par les patients.

Néanmoins, quelques défauts surviennent parfois localement, sans que cela soit un réel problème.
Sont concernés :
  • La cicatrice : elle peut être trop perceptible, élargie, ou même irrégulière. Si les sutures ont été trop tendues, la cicatrice devient inesthétique, ce qui se caractérise par une crispation, une irrégularité, un épaississement, un élargissement ou une pigmentation trop prononcée. En principe, elle s'atténue progressivement, sans toutefois s'effacer entièrement. Il est important de souligner que les cicatrices relèvent de la capacité des patients à cicatriser, même si les sutures sont réalisées par le chirurgien.
    Il convient de rappeler que les cicatrices dépendent de la phase de cicatrisation qui comporte des aléas. Un résultat hypertrophique est possible. Un traitement particulier sera alors préconisé.
  • La lipoaspiration : ses résultats peuvent être insatisfaisants, notamment si l'amélioration est insuffisante, si un défaut de symétrie persiste ou si l'aspect n'est pas régulier.
    La plupart du temps, ces défauts peuvent être corrigés par des retouches chirurgicales complémentaires. Elles sont réalisables sous simple anesthésie locale, voire sous anesthésie locale approfondie. Il faut patienter environ six mois après l'intervention pour y avoir recours, temps nécessaire au résultat pour se stabiliser.

Applications du lifting brachial

Les gestes et les régimes récurrents agissent sur la peau de la partie postérieure des bras. C'est pourquoi il y a beaucoup plus de relâchement de la peau que de surplus de graisse. Une lipoaspiration seule ne suffit pas à corriger un surplus cutané à cet endroit, il est indispensable de retendre la peau pour améliorer ce défaut. C'est ce que l'on appelle un lifting de la face interne du bras (ou lifting brachial). Cette opération consiste à supprimer la peau excédentaire, à diminuer le volume de graisse située en dessous, puis à redraper le tout.
À noter que l'assurance-maladie ne prend pas en charge cette intervention, sauf certains cas exceptionnels de chirurgie bariatrique (défauts liés à l'obésité) qui peuvent être pris en charge sous conditions particulières.

Complications potentielles

Le lifting brachial est essentiellement pratiqué pour des raisons d'esthétisme. Il n'en demeure pas moins un acte chirurgical comportant tous les risques, même minimes, inhérents à toute intervention médicale. Certaines complications relèvent du fait de l'anesthésie, d'autres du fait de l'opération même.
  • Concernant l'anesthésie : le (ou la) patient(e) est informé(e) des risques lors de la consultation avec le médecin anesthésiste. Il arrive que l'organisme réagisse de manière inattendue et difficilement contrôlable à l'anesthésie. Les risques sont toutefois quasiment négligeables si l'on fait appel à un anesthésiste réellement compétent et habitué à pratiquer en chirurgie. Aujourd'hui, les procédés utilisés en anesthésie ont vraiment progressé, notamment en ce qui concerne la sécurité, surtout si la personne est en pleine forme.
  • Concernant la chirurgie même : les risques restent faibles (mais pas nuls) si le choix d'un chirurgien plasticien est fait prudemment et sérieusement en fonction de ses compétences pour pratiquer une telle intervention.
Suite à un lifting brachial, reconnu comme l'une des opérations les plus difficiles de chirurgie plastique et esthétique, des complications peuvent être observées.

PARMI CES POSSIBLES COMPLICATIONS, ON PEUT MENTIONNER :
  • Complications globales : bien que très rares, les complications thrombo-emboliques (phlébite, embolie pulmonaire) sont les plus graves. Une prévention sérieuse peut en minimiser les risques : éviter de se lever prématurément, porter des bas antithromboses, ou encore prendre un traitement anti-coagulant.
  • Complications locales : très rare également, un hématome peut apparaître, nécessitant une évacuation pour ne pas risquer d'endommager le résultat de l'opération.
Une infection peut survenir, notamment aux abords d'un sillon naturel qui héberge généralement des microbes. Des règles strictes d'hygiène bien respecté avant et après l'intervention, et tout au long de la phase de cicatrisation, permettent de prévenir l'infection. Si elle apparaît, elle peut être traitée, soit par la prise d'antibiotiques, soit par un drainage, soit même par une intervention secondaire. Une infection peut laisser une rançon cicatricielle peu esthétique.
On observe parfois un écoulement continu de lymphe, se compliquant par la survenue d'un gonflement. Dans la plupart des cas, il se résorbe tout seul sans conséquence, mais il arrive parfois de devoir procéder à une ponction. Le processus de cicatrisation est parfois plus long que la normale, ce qui prolonge la phase post-opératoire. Dans de rarissimes cas, une partie de peau nécrosée peut se former, généralement de manière locale et restreinte. Une préconisation correcte et la maîtrise du geste technique reste la meilleure prévention contre les nécroses. Une désensibilisation partielle de la partie du bras opérée peut être observée. Généralement, il faut compter 3 à 6 mois après l'opération pour retrouver une sensibilité habituelle.

Phase pré-opératoire

Le chirurgien procède à un bilan clinique précis afin de choisir une opération adaptée à chaque cas : type d'incision, nécessité de lipoaspirer dans le même temps opératoire. Au cours de la première consultation, il avise minutieusement le (ou la) patient(e) du déroulé de l'opération, de la phase post-opératoire et des résultats qu'il est possible d'obtenir. Il portera une attention particulière à informer le (ou la) patient(e) au sujet de la cicatrice et de son positionnement. Un bilan pré-opératoire est réalisé afin de vérifier qu'aucune contre-indication ne vienne contrarier l'intervention. Dans le cas d'une anesthésie vigile ou générale, une consultation avec le médecin anesthésiste est prévue au plus tard deux jours avant l'opération. Afin d'éviter tout problème de cicatrisation, il est préconisé de cesser de fumer au minimum un mois avant et un mois après l'opération. Il est formellement interdit de prendre des médicaments composés d'aspirine au cours des dix jours précédant l'opération.  Six heures avant l'opération, il est indispensable d'être à jeun (aucune alimentation liquide ou solide) pour certaines formes d'anesthésie.

Conclusion générale concernant le lifting brachial

Globalement, il faut bien peser les risques liés à une opération, qui comporte toujours des aléas, et en être pleinement conscient. Le choix d'un chirurgien plasticien compétent pour pratiquer le lifting brachial est le meilleur moyen pour éviter toute complication et pour s'assurer qu'il sache correctement réagir en cas de problème. Jusqu'au moment de l'intervention, le (ou la) patient(e) a toujours le loisir de poser des questions au praticien, qui s'empressera d'y répondre soit au cours de la consultation suivante, soit par téléphone. 
Fumer augmente le risque de complications chirurgicales de toute chirurgie. Arrêter de fumer 6-8 semaines avant l'intervention élimine ce risque supplémentaire. Si vous fumez, parlez-en à votre médecin, votre chirurgien et votre anesthésiste ou appelez la ligne Tabac-Info-Service au 3989 pour vous aider à réduire les risques et mettre toutes les chances de votre côté.
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