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Implantationde prothèses fessieres

Les fesses sont un attribut essentiel de la beauté d’une silhouette et trouvent leur expression en étant pleines, et se trouvant dans le prolongement harmonieux d’une taille fine. Elles se trouvent à la jonction du muscle grand fessier et la chute des reins. Ce dispositif est le fruit du redressement de l’homme qui, au cours des millénaires, est devenu bipède.

QUE VOULEZ-VOUS, ET POURQUOI ?

La fesse est le résultat de plusieurs composantes : la position du bassin (en avant ou en arrière de la colonne vertébrale), la masse graisseuse (généralement plus importante chez la femme, et qui répond à des caractéristiques ethniques : africaines, asiatiques, caucasiennes, et dont le rembourrage joue le rôle de réserve énergétique), le muscle grand fessier (plus ou moins volumineux) et enfin la peau, qui peut être plus ou moins relâchée (ptose fessière). 

Pour ce qui concerne la peau, un relâchement peut être réglé par simple lifting, et non pas par implantation d’une prothèse.
Comme nous venons de le voir, l’apparence varie selon des origines ethniques.
Pour les Caucasiens, les fesses se doivent d’être musclées et fermes. Pour les Asiatiques, des fesses petites et galbées sont plutôt le modèle à suivre. Chez les Africains, l’accent est mis sur la chute des reins et la proéminence des fesses.

Chez nous, les fesses plates sont mal acceptées, ce qui peut entraîner des problèmes psychologiques (manque de confiance en soi) allant jusqu’à provoquer un complexe. 
Une simple implantation de prothèses augmentera le volume et ainsi apportera un véritable réconfort, mais ne pourra se faire qu’après après l’âge de 18 ans.
Toutefois, l’Assurance maladie ne prendra pas en charge cette intervention, considérée comme étant exclusivement esthétique.

À noter que les implants utilisés pour une augmentation fessière ne sont pas les mêmes que ceux utilisés pour les prothèses mammaires : ici, le gel est plus dense et l’enveloppe, composée d’un élastomère de silicone, est plus épaisse et donc plus résistante. 

LES IMPLANTS DE DERNIÈRE GÉNÉRATION

En France, les prothèses fessières sont en service depuis une quarantaine d’années. Fruit de considérables progrès techniques, elles sont maintenant remplies de gel de silicone et remplissent parfaitement leur rôle.
Elles respectent les normes françaises et européennes : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, marquage CE. Les enveloppes sont très solides, résistent très bien à l’usure et sont parfaitement étanches. Le gel de silicone utilisé est très épais (cohésif) et ne se diffusera que très lentement en cas d’incident.
Aujourd’hui, de nombreuses formes et de nombreuses tailles sont disponibles. Elles peuvent être rondes ou au contraire « anatomiques », épousant la forme de la fesse.
Le chirurgien dispose donc d’une panoplie de prothèses, pour répondre aux attentes de sa patiente ou de son patient.

PRÉPARATION

Le cas sera étudié de manière approfondie au cours d’une consultation de préparation. Tous les paramètres seront recueillis : poids, taille, morphologie des muscles, positionnement de la graisse, qualité de la peau…
Le chirurgien proposera alors une procédure qui prendra en compte les désirs de sa patiente ou de son patient, et qui déterminera le choix de l’emplacement de la cicatrice, ainsi que la sélection de l’implant le mieux adapté. 
Après un bilan pré-opératoire, un rendez-vous est pris avec l’anesthésiste (au moins deux jours avant l’intervention). Toute prise d’aspirine est interrompue dix jours avant l’opération, et toute prise de nourriture est arrêtée six heures avant l’intervention.

POUR LES FUMEURS

Les innombrables études à ce sujet démontrent la nocivité du tabac dans une situation chirurgicale. En effet, chez les fumeurs, des complications peuvent surgir (infections des cicatrices ou des tissus entourant l’implant), qui peuvent mettre en péril le succès de l’intervention. De surcroît, pour les opérations impliquant des décollements cutanés (abdominoplastie, lifting, chirurgie mammaire…), d’autres complications, cutanées cette fois, sont à redouter. De même, la procédure d’anesthésie risque d’être plus risquée (complications cardiaques ou respiratoires). 
Il est donc impératif d’arrêter toute prise de tabac au moins un mois avant l’intervention et de ne reprendre qu’après cicatrisation complète des tissus. 
Dans l’état actuel des choses, la cigarette électronique est considérée comme présentant les mêmes dangers. 

Toutefois, des solutions sont disponibles (substituts de nicotine), en particulier à travers l’organisme Tabac-Info-Service (tél. : 3989).
Par sécurité, le chirurgien pourra procéder à un test nicotinique et, en cas de contrôle positif, il pourra décider d’annuler l’intervention

ANESTHÉSIE

D’une manière générale, l’intervention se déroule sous anesthésie générale. Il peut arriver dans certains cas que seule une anesthésie locale approfondie (vigile) soit utilisée.

HOSPITALISATION

Normalement, la procédure exige une nuit d’hospitalisation. Mais dans certains cas, l’intervention pourra se dérouler en ambulatoire, c’est-à-dire arrivée le matin pour une sortie de l’hôpital le soir.

L’OPÉRATION

Si certains gestes leur sont communs (incision dans le sillon interfessier), les chirurgiens ont recours aux techniques qui leur sont propres et donc peuvent offrir différentes solutions.

PLACEMENTS DES PROTHÈSES

Les implants sont introduits par l’incision, puis placés dans l’épaisseur du muscle. Avant de refermer, l’opération peut être mise à profit pour réduire les poignées d’amour ou la culotte de cheval, par simple liposuccion. La graisse récupérée peut d’ailleurs être réintroduite dans une autre zone (transfert autologue), afin de servir de comblement. Dans certains cas, un drain peut être posé, qui permettra d’évacuer les éventuelles poches de sang.
Un bandage ou un vêtement compressif est mis en place en fin d’intervention. La durée de l’opération peut varier (d’une à trois heures).

SUITES OPÉRATOIRES

Des douleurs peuvent apparaître dans les jours suivant l’intervention, surtout si les prothèses sont volumineuses. Le chirurgien préconisera un traitement analgésique en conséquence. Des ecchymoses et des œdèmes peuvent apparaître, qui sont susceptibles de provoquer une certaine gêne.
Pour favoriser la consolidation des sutures, la position assise sera proscrite pendant une quinzaine de jours (hormis aux toilettes). La position debout permettra aussi de chasser les œdèmes vers le bas.
Les fils de suture résorbables vont se dissoudre progressivement. Si des fils classiques ont été utilisés, ils seront retirés au bout de deux semaines.
C’est au bout de ces deux semaines qu’une activité normale pourra reprendre, hormis pour les activités sportives (attendre au moins deux mois).

AU FINAL

Au bout de quelques mois, l’ensemble sera stabilisé. Les fesses arboreront leur nouveau contour, améliorant la silhouette, redonnant confiance en soi et permettant des tenues vestimentaires qui auraient été écartées auparavant. 

DURÉE

Les prothèses actuelles bénéficient d’une très grande durabilité et peuvent tenir plus de dix ans, dans la mesure où d’importantes variations de poids ne viennent pas affecter leur positionnement. Il est en tout cas important de consulter régulièrement le praticien pour s’assurer de la stabilité de la prothèse.

RÉSULTATS

Si, dans la majorité des cas, le résultat est satisfaisant, il peut arriver que l’aspect soit jugé un peu trop rond, en particulier pour les personnes minces, ou encore que les prothèses les plus volumineuses s’avèrent un peu fermes. Il est toujours possible de corriger ces détails au bout de quelques mois.

ET AUSSI

Il est prouvé aujourd’hui que les problèmes d’auto-immunité ne se posent plus, et que la tolérance aux implants est très bonne.

LE SUIVI

Le chirurgien propose un calendrier de contrôle qu’il est important de respecter. Une surveillance annuelle ou bisannuelle par échographie peut être préconisée. Au moindre doute – surtout en cas de traumatisme – il convient de consulter. Les injections dans les fesses seront évidemment proscrites, pour éviter tout risque de perforation de la prothèse.

PROBLÈMES ÉVENTUELS

Même si l’intervention relève du domaine esthétique, elle n’échappe pas aux risques liés à toute opération chirurgicale.
Les risques relatifs à l’anesthésie auront été décrits par l’anesthésiste lui-même. Mais aujourd’hui, grâce aux tous derniers progrès, ces risques sont réduits au minimum si l’anesthésiste est un professionnel reconnu.
En ce qui concerne l’intervention elle-même, votre chirurgien plasticien qualifié a recours à des procédures éprouvées et sécurisantes. Néanmoins, comme pour toute intervention, même si elles sont rares, des complications peuvent surgir : hémorragies ou hématomes (du sang s’agglomère autour de la prothèse, ce qui peut, dans certains cas, justifier une réintervention), épanchements (la lymphe s’accumule autour de la prothèse, entraînant une augmentation du volume qui se résorbe spontanément ou à l’aide soins infirmiers), ou infections (très exceptionnelles, mais peuvent entraîner le retrait provisoire de l‘implant),
Ces éventuelles infections peuvent être « froides » ou « dormantes » (qui peuvent surgir au bout de quelques années), ou, très exceptionnellement, être beaucoup plus graves : CTS (choc toxique staphylococcique).
Il peut aussi arriver que le processus de cicatrisation ne se déroule pas exactement comme prévu : cicatrices marquées ou boursouflées, rétractiles (pouvant affecter les mouvements), ulcérées, (écorchures superficielles), hyper ou hypo-pigmentées, ou, dans de très rares cas, chéloïdiennes (inflammatoires).
La sensibilité peut aussi être affectée (diminuée ou exagérée), surtout dans les premiers mois. Mais il arrive dans de très rares cas que ce problème persiste.
En ce qui concerne les implants eux-mêmes, l’enveloppe peut parfois se plisser, ce qui pourra se sentir au toucher (sensation de vagues). Très rarement, l’implant se mettra à affleurer (surtout chez les personnes minces). Une réintervention permettra alors d’introduire une couche graisseuse sous la peau ou d’enfouir l’implant.
Les « capsules périprothétiques » reflètent la réaction de l’organisme en présence d’un corps étranger. Une membrane fine et souple va isoler l’implant. Mais il peut arriver que cette « capsule » devienne plus épaisse, fibreuse et comprime la prothèse. Cette « coque » peut raffermir la fesse voire en modifier la forme, ce qui pourrait nécessiter une nouvelle intervention. Avec les implants dernière génération et les techniques modernes, ce risque est toutefois très limité.
Même si les prothèses sont aujourd’hui très résistantes et très performantes, elles s’usent avec le temps (ce qui explique l’importance des contrôles périodiques). L’enveloppe peut devenir poreuse, fissurée voire ébréchée. Des traumatismes ou des piqûres risquent aussi d’affecter leur étanchéité. Le gel pourrait alors s’épancher, mais resterait, dans la majorité des cas, contenu dans la coque, et le problème rester inaperçu. Mais il peut arriver que le gel pénètre les tissus environnants. Une intervention sera alors nécessaire pour changer la prothèse.
L’implant peut aussi parfois pivoter (ce qui peut s’avérer fâcheux pour une prothèse anatomique) ou se déplacer. Là encore, ces cas sont rarissimes, mais nécessiteront une correction chirurgicale.
Enfin, un épanchement tardif de la lymphe peut être décelé, qui peut être résorbé par ponction (éventuellement sous échographie). Mais, là aussi très rarement, il peut s’avérer que l’analyse cytologique révèle la présence de cellules lymphomateuses, ce qui pourrait conduire à l’ablation de la coque.

Tels sont les éléments d’information que nous souhaitions vous apporter en complément à la consultation.Nous vous conseillons de conserver ce document, de le relire après la consultation et d’y réfléchir « à tête reposée «.Cette réflexion suscitera peut-être de nouvelles questions, pour lesquelles vous attendrez des informations complémentaires.Nous sommes à votre disposition pour en reparler au cours d’une prochaine consultation, ou bien par téléphone, voire le jour même de l’intervention où nous nous reverrons, de toute manière, avant l’anesthésie.
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